Plan logement : ce qu’en pensent les professionnels

La présentation du plan logement est diversement apprécier par les professionnels de l’immobilier. Optimistes dans l’ensemble, ils ont approuvés des mesures très pragmatistes qui vont dans le sens d’une vision d’ensemble sur les orientations stratégiques dans le secteur du logement, notamment l’abattement significatif sur les plus-values qui aura pour effet de libérer de nombreux terrains et créer une bouffée d’oxygène sur l’offre de logements.

Une fiscalité propice à la vente de terrains privés

Dernièrement, un propriétaire de terrain qui voudrait vendre son bien, devrait attendre 22 ans pour ne pas avoir à payer une plus-value. Une fiscalité confiscatoire qui favorisait la rareté et donc la cherté des terrains sur le marché du foncier. Si les professionnels de l’immobilier n’ont jamais cessé de plaider pour une inversion de cette fiscalité, aujourd’hui c’est chose faite. Des abattements fiscaux sont consentis pendant trois ans pour certaines zones dans le but d’accélérer la libération du terrain et favoriser une construction rapide de logements.

• 100 % accordé à la vente de terrains réservés à la construction de logements sociaux.
• 85 % à la vente de terrains utilisés pour la construction de logements intermédiaires.
• 70 % pour la vente de terrains destinés aux logements libres.

Un dispositif Pinel recentré et reconduit

L’efficacité du dispositif Pinel est à la base de sa conservation au sein du plan logement. Il est prorogé de 4 ans dans les zones tendues pour ne pas mettre un frein à un dispositif qui favorise l’investissement, alimente le marché de la location intermédiaire et participe largement à la vulgarisation des programmes neufs, excluant dans sa démarche, la zone rurale et les petites communes.

Le PTZ ou prêt à taux zéro va également perdurer durant 4 ans dans les zones tendues afin de prioriser les métropoles autour des régions et les communes à proximité des bassins d’emploi.

De nombreuses mesures positives

La fédération des professionnels de l’immobilier saluent les efforts consentis dans le plan de logement qui tendent à lutter contre la rétention foncière et favoriser une libéralisation de la construction avec une baisse des coûts de constructions. Pour ces mêmes professionnels, malgré leur intérêt évident, ces mesures n’auront un impact objectif que si elles s’appliquent dans le cadre d’une concrète collaboration avec les divers acteurs du logement. D’autres parts, les sentiments sont encore plus mitigés concernant les zones B2 non actées et les opérations qui y sont en cours. Aussi les mesures en l’endroit du logement social pourraient avoir un impact sur les bailleurs sociaux, et peut-être sur les prix de revient aussi. Toutefois, la démarche de rééquilibrage engagée entre le secteur privé et celui du social semble convenir aux uns et aux autres.

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